Spleen divin
Dans mon boudoir argenté d’étoiles funèbres,
Je compose ma mélancolie qui m’enténèbre,
Cette douce violence s’épanche sur mes veines,
Et se déploie le recueil impénétrable de mes peines.
Ma solitude a un goût de cendres ensanglantées,
Des cicatrices encore vives émergent de mes pensées,
J’aime l’obscurité de l’être poussiéreux,
L’incertitude d’un dévouement brumeux.
J’idolâtre la pénombre de l’âme transcendante,
La sombreur de mon esprit est entraînante,
Je me laisse envoler vers le ciel ombrageux,
Ainsi je courtise les nuages noir doucereux.
Loëtiga