Pensées d’outre tombe
Ô mélancolie douce et âcre dans mes veines,
Tu coules et découles sur ma peau diaphane.
Mon sang perlé de tristesse fonde mes peines,
Sur la nécropole de l’oubli, mon âme se fane.
Ô tristesse belle et pernicieuse dans mes yeux,
Ton ampleur fait mourir toutes mes espérances.
Quand je prie avec ferveur la beauté des cieux,
Tombent les étoiles funestes de mes croyances.
Ô nostalgie intime et ombrageuse de mes nuits,
Sur mes angélus funèbres tu déploies tes ailes,
Tes plumes noires m’enrubannent jusqu’à l’agonie,
Cette douleur extatique me rendra immortelle.
Loëtiga