Ode à Satan
Dans les méandres des brasiers dévorants, je me suis perdue,
Des frissons de désirs parcourent mon être déjà vaincu.
Quel étrange émotion! Je me sens observée, adulée par un mystère,
Une ombre sépulcrale dévisageant avec opulence mon âme lunaire.
Une mirifique nuée sombre m’entoure, laissant échappé la douce odeur du soufre,
Je hume avec délectation le parfum maudit, dans ce sanctuaire, je m’y engouffre.
Une déconcertante sensation habite mon esprit, ensorcelée par autant de puissance,
Lorsque soudain, apparut le Prince des ténèbres, dans toute sa majesté, son élégance.
Maître des enfers! Protecteur des limbes obscures! Votre grandeur me séduit,
Je m’abandonne toute à Satan, sacrifiant corps et âme avec frénésie.
Je suis damnée pour l’éternité, me soumettant à sa magnificence funèbre,
Dans cet antre pandémoniaque, mon essence complaisante, s’enténèbre.
Loëtiga